Manifeste du parti

Dans l’histoire des peuples appelés à devenir de grandes nations, il y a des tournants décisifs. Pour nous Ivoiriens, le début du XXIème siècle en est un. Nous sommes confrontés à des bouleversements majeurs environnementaux, sécuritaires, socio-économiques et politiques qui transforment en général le monde et l’Afrique, et plus particulièrement notre cher pays, la Côte d’Ivoire. Lesquels bouleversements posent de grands défis aux générations présentes et à venir. La récente histoire agitée de notre pays ne laisse, aucun de ses enfants, indifférent.

En effet, la Côte d’Ivoire, à l’instar d’autres nations africaines ayant accédé à la souveraineté nationale en 1960, a traversé une période chaotique créée par des conflits d’intérêt et de divergence dans la conquête et dans l’exercice du pouvoir d’Etat. En effet, le décès du père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, feu Félix HOUPHOUET-BOIGNY, a ouvert la voie à des interrogations et à des incertitudes quant à l’avenir de la Côte d’Ivoire.
Ce qui a conduit notre pays au premier coup d’Etat de son histoire en 1999 et a engagé une crise militaro-politique en 2000, suivi d’une rébellion en 2002 et d’une crise post-électorale en 2011 qui a causé plus de trois mille (3.000) morts.
Cette crise a détruit la cohésion sociale, en laissant des meurtrissures et traumatisme au peuple, conduisant ainsi la Côte d’Ivoire à connaître une éclipse marquée par une quasi-léthargie de l’Etat. Ainsi après soixante (60) ans d’indépendance, des pays qui lui étaient alors comparables comme la Corée du Sud sont devenus aujourd’hui de véritables modèles de développement.
Pour sortir la Côte d’Ivoire de ses blessures, nous avons espéré des dirigeants issus des dernières élections qu’ils mettent tout en œuvre pour recoudre le tissu social déchiré en œuvrant à instaurer la cohésion sociale entre les Ivoiriens.
Or le régime, par un manque de volonté politique, a laissé saper toutes les tentatives pour opérer la réconciliation nationale tant attendue par le ivoiriens.

Mieux, les Ivoiriens sont davantage divisés des suites des différentes crises militaro-politiques et le chantier de la réconciliation nationale semble être totalement abandonné pour dit-on laisser le temps cicatriser les plaies″… comme si le temps à lui-seul pouvait y arriver.

Pire, l’horizon ne cesse de s’assombrir en l’absence d’actions politiques concrètes, cohérentes et concordantes devant mener inexorablement à la réconciliation nationale, gage de paix, de développement et d’émergence économique pour tout pays.

Ce tableau peu reluisant de la situation dans notre pays doit interpeller tous les ivoiriens car force est de constater que notre pays croule sous le poids de maux divers tels que le tribalisme, la corruption à grande échelle, la mauvaise gouvernance, le surendettement, l’insécurité galopante dans nos villes et villages, la drogue, l’alcoolisme, la prostitution, le chômage exacerbé des jeunes, la formation scolaire et professionnelle au rabais des nouvelles générations, l’indiscipline doublée du manque de civisme, la précarité de la vie et des emplois, les préventions et traitements limités de maladies diverses, le manque criard d’équipements dans nos hôpitaux qui sont devenus des mouroirs, le déficit de communication entre les populations et leurs gouvernements, la place de plus en plus réduite accordée par nos gouvernants à l’opposition, les infrastructures économiques insuffisantes, le pillage et le gaspillage des deniers publics, etc…

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